Pourquoi préserver des zones D’HERBES HAUTES EN BORD DE ROUTE et dans nos  jardins ?

Pourquoi préserver des zones D’HERBES HAUTES EN BORD DE ROUTE et dans nos  jardins ?

Depuis quelques années nous assistons à une perte importante de la biodiversité et notamment la variété des espèces animales et végétales  qui nous entourent.

Cette perte se remarque particulièrement sur les populations d’OISEAUX et d’INSECTES. Concernant les insectes, pour la partie visible, c’est  moins de papillons et moins d’insectes pollinisateurs.

Pourquoi la disparition des insectes peut s’avérer inquiétante ?

Il faut rappeler que les insectes sont un maillon important dans les équilibres naturels et les chaînes alimentaires. De même qu’ils sont indispensables pour l’espèce humaine, même si quelques dizaines d’insectes (sur plusieurs milliers) posent problèmes et sont indésirables.

Rappel du rôle des insectes : Ils pollinisent nos fruits et légumes,  ils limitent l’extension des plantes sauvages, ils nourrissent les oiseaux et animaux insectivores. Par leur prédation ils se régulent eux-mêmes (85 % des prédateurs d’insectes sont des insectes !),  ils recyclent les feuilles et bois mort et enfin ils nettoient les cadavres d’animaux et déjections ayant un rôle sanitaire pour l’espèce humaine.

Les insectes comme tous les animaux (nous compris)  ont  des besoins essentiels d’abris et de nourriture.  La végétation,  et notamment les herbes hautes répondent à ces besoins en offrant protection pour la reproduction (insectes, oiseaux, mammifères) et nourriture sous forme de feuilles et fleurs pour les insectes et graines pour les oiseaux.

Si nous voulons une nature vivante, ACCEPTONS LES ENDROITS OÙ LA VÉGÉTATION SAUVAGE peut s’installer, comme sur les BORDS DE ROUTE ET DANS NOS JARDINS. Celle-ci trouvant  de moins en mois sa place dans nos bois et campagne.

Dans vos jardins, un carré de pelouse non tondu avec fleurs et graines fera le bonheur de ce petit peuple avec lequel nous cohabitons.

Nourrir les oiseaux en hiver est bien, mais les nourrir en cette saison en acceptant fleurs  sauvages et insectes est encore mieux !

Concernant les bords de route, on peut comprendre que les marcheurs ne soient pas très satisfaits. Il faudrait trouver un compromis satisfaisant en tondant une petite bande de 40/60 cm cm pour permettre le passage tout en laissant la plus grande partie enherbée.

Pour ceux qui souhaitent  mieux accueillir la biodiversité au jardin, le Délégué LPO sur la commune est à votre disposition

Alain METAIS – Délégué LPO (Ligue pour la Protection des oiseaux) alainmetais86@gmail.com

 

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